Les journalistes des chaînes publiques de Radio France réinventent la censure politique

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On connaissait le cynisme des organes de presse des régimes totalitaires, soviétique, chinois et autres). Mais visiblement on n’avait pas tout vu. La manière dont France Info et France Inter ont rendu compte de la manifestation de samedi dernier contre le mariage homosexuel est un cas d’école de censure non assumée. Petit lexique de décryptage :

 

 

 

  • Premièrement les journaux de samedi/dimanche de France Info et France Inter ont été introduit de manière étrange dans le classement des faits. Les journalistes ont placé la manifestation contre le projet d’aéroport Notre Dame des Landes (une quinzaine de milliers de personnes) avant la manifestation de samedi contre le mariage homosexuel (une centaine de milliers sur la France). Un évènement local quantitativement moins important prend la primeur sur un évènement national qui réunit dix fois plus de manifestants. Cherchez l’erreur…
  • Deuxièmement, le chiffre de la seconde manifestation était rarement cité et éclaté sur plusieurs villes. Or la manifestation parisienne de samedi a été très dense (pas comme les manifestations à rangs fluides et très espacés), ce qui signifie une participation de plusieurs dizaines de milliers de personnes étant donné la longueur du parcours. Mais ce détail n’a pas retenu l’attention des chaines publiques alors que les manifestations de ce type sont plutôt rares dans l’année.
  • Troisièmement, certains journalistes du service public introduisaient leur sujet en parlant de manifestation contre le mariage pour tous en accroche de leur flash radio alors que cette expression est tirée directement de la phrase de propagande rédigée par le collectif en faveur du mariage homosexuel. Lundi matin, ces mêmes radios corrigeaient l’information en stigmatisant le thème de la manifestation d’une manière habile: les manifestants du samedi étaient décrits comme moins agressifs que les manifestants du dimanche qualifiés de nettement moins nombreux.

 

Cette manière espiègle de manipuler l’information dans un régime démocratique est pour le moins spectaculaire. On est loin des principes de liberté d’expression revendiqués par les ténors du service public et plutôt proche d’une vision partisane enrobée de discours médiatique. Cette hypocrisie est une nouvelle forme de censure qui se différencie des pressions exercées par le pouvoir sur les journalistes publics à l’époque de l’ORTF (monopole d’Etat de la télévision et de la radiodiffusion lorsqu’il existait un ministère de l’information et une censure officielle).

 

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